Rentrée 2013 : Un petit mot sur les foires au vin

Raoul Salama de la Revue des Vins de France était sur BFM TV il y a quelques instants. La chaîne d’infos titrait « Un moment clé pour les amateurs comme pour les grandes surfaces ».

Bordeaux représente habituellement 50% des références présentées lors des foires au vin, selon le spécialiste invité sur le plateau de Ronald Guintrange et Karine de Ménonville. Cette part pourrait être moins significative cette année en raison d’une baisse des prix généralisée et du côté moins glamour du 2011 comparé aux superbes 2009 et 2010. C’est pourtant un millésime agréable, avec une belle expression fruitée. Sûrement pas un millésime de grande garde, mais idéal pour apprécier les vins rapidement.

Le conseil du spécialiste : y aller les premiers jours car les vins les plus intéressants sont les plus recherchés. On le constate chaque année : certains casiers sont vides après quelques jours quand d’autres restent pleins jusqu’à la fin de l’opération. Les stars convoitées disparaissent même parfois lors des soirées inaugurales, la veille du démarrage !

« Y a-t-il des pièges à éviter ? », demande Karine de Ménonville. Des « rossignols » pour Raoul Salama, il y en a évidemment, avec « des fausses bonnes promotions ». Avec 5.000 références lors de cet évènement qui a une dimension nationale, il est difficile de s’y retrouver. En résumé, il y a de tout. De fait, les grands noms servent de produits d’appel pour vendre les autres produits. Les détracteurs des foires au vin dénoncent en général les deux choses suivantes :

–          les vraies affaires sont très rares

–          l’opération sert surtout à écouler la majorité des vins, moins intéressante

Comme le précise Denis Saverot dans l’édito du numéro de rentrée de la RVF actuellement en kiosque, le gros avantage des grands distributeurs est là : « ils peuvent vendre des vins avec une marge zéro » (en se rattrapant sur d’autres produits car à l’inverse des cavistes ils ne vendent pas que du vin). Cependant leur offre reste généraliste et le client n’aura pas les mêmes conseils que chez un caviste spécialisé.

A titre personnel, je dirais que plus les prix sont bas, plus c’est mauvais pour le viticulteur.C’est notamment pour cette raison que les foires aux vins se feront sans moi. Au moins pour cette année : alexis-sabourin-wines.com célèbrera peut-être à sa façon la rentrée 2014. Pour l’heure, le référencement naturel du site est seulement en train de se mettre en place, c’est encore le tout début de l’histoire.

« Avez-vous des pépites à conseiller ? », demande Ronald Guintrange sur BFM TV. Le spécialiste invité par la chaîne s’est contenté de mettre en avant un seul vin. A vrai dire, on retrouve dans les grandes surfaces essentiellement les vins des domaines les plus importants. Les gros volumes, c’est le propre de la GD. Donc aucune cuvée confidentielle en vue.

A condition de réagir les premiers jours, on trouvera tout de même certains crus parfois difficiles à trouver ou des valeurs sûres, comme le Château Lagrézette 2005 mis en avant par Raoul Salama. Un Cahors dont j’ai goûté le millésime 2004 récemment. Un vin typique de son AOC où le cépage Malbec règne en maître, avec une couleur noire et très tannique. Loin d’être un summum de finesse mais très bon, avec des arômes mûrs. Plaira plutôt aux amateurs de vins virils.

 

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