Savoir-boire : les 10 commandements

Selon un proverbe latin, s’il est permis d’avoir soif, il est aussi permis de boire. Certes, mais pas n’importe comment ! Les choses seraient trop faciles si on s’en tenait là, on connait les fameuses orgies romaines… Rassurez-vous, rien de bien compliqué non plus. Le savoir-boire est un art qui, comme tout art, demande juste qu’on respecte quelques règles très simples. Quelles sont ces règles de base ? Procédons à un petit passage en revue… de manière ludique. Oui, même si l’exercice est sérieux, on est entre nous, alors autant rester décontractés :

1) Si vous avez moins de 18 ans, demandez la permission à vos parents.
En revanche, l’inverse n’est pas nécessaire.

2) Avant de remplir son verre, on propose à ses voisins de les servir.
Question de bienséance.

3) Un verre de vin ne se remplit pas au-delà de la moitié.
Un joli tiers, c’est bien : cela permet d’aérer le vin sans risquer d’en faire tomber sur les chaussures de vos voisins.(*) Et puis, comment mettre son nez dans le verre si celui-ci est plein ? Vous l’aurez compris, il est question de quantité, mais aussi de qualité, aérer le vin ayant pour but d’exhaler ses arômes. S’ils s’expriment mieux, il est plus aisé de les sentir.

4) On ne met pas son nez dans le verre.
Je sais, je viens de dire le contraire : si vous préférez, on ne met pas entièrement son nez dans le verre. Sentir le vin passe par plusieurs étapes : d’abord, on approche un peu son verre. On sent une première fois. Puis on met son nez au-dessus du verre. On sent à nouveau. Enfin on approche son nez encore plus prêt, et on sent… Mais pas trop fort, sous peine de vite saturer. Vous pouvez faire des mouvements rotatifs pour aérer le vin(*).

5) Interdiction de faire cul-sec.
Ce n’est pas de l’eau ! Comme elle, le grand vin jaillit du sol, mais cela prend un peu plus de temps : 3 années à la vigne pour donner du raisin et une à 2 années dans les chais pour le produire et l’élever. Cela demande beaucoup de travail alors un peu de respect est de circonstance.

6) On ne fait pas de bruit avec sa bouche.
A moins d’être dans une dégustation professionnelle, vous devez savoir que l’examen rétro-olfactif qui consiste à prendre un peu d’air dans sa bouche implique un protocole sonore qui vous fera tout de suite remarquer lors d’une soirée mondaine. En mal.

7) Un verre à pied se tient par le pied.
D’abord, c’est plus élégant. Ensuite, tenir son verre par la coupe (aussi appelée le calice) est le meilleur moyen d’y laisser d’inesthétiques traces de doigts. De plus, si vous buvez un vin blanc ou du champagne, le tenir à pleine main est un moyen efficace pour le réchauffer rapidement !

8) Il est admis d’entrechoquer les verres pour trinquer.
Mais pas trop fort.

9) On ne lève pas le petit doigt.
Une dégustation de vin n’est pas une partie de thé !

10) Blanc sur rouge rien ne bouge, rouge sur blanc…
« Tout fout l’camp ! » Cet adage tricolore, sûrement né un lendemain de fête arrosée, a le mérite d’être clair. Néanmoins il n’y a aucun risque si vous buvez avec modération.

Au final, l’exercice peut paraitre un peu guindé vu de l’extérieur. Mais avec un peu de bouteille, on y prend rapidement goût ! Avec modération, bien sûr : j’allais oublier la règle ultime, qui est aussi la plus importante. En effet, le savoir-boire implique la modération, car il ne s’agit pas de boire pour boire, mais bien de savourer un produit raffiné, idéalement pour partager un moment, occasion spéciale ou pas : afterwork entre amis, repas de famille, rendez-vous galant…

Dans tous les cas, buvez moins mais buvez mieux, vous en sortirez toujours gagnant.


(*) L’aération du vin permet de révéler ses arômes, c’est un exercice souhaitable. Comment s’y prendre sans passer pour un maladroit et/ou un dégustateur du dimanche ? Il convient de vous entrainer, la meilleure méthode pour apprendre « à faire tourner le verre » consistant à commencer en posant le verre sur une table. Allez-y doucement, petit à petit vous gagnerez en assurance. Evidemment, cela fonctionne de manière optimale dans un verre à vin. L’auteur de ces lignes décline toute responsabilité si une autre forme de verre est utilisée. En revanche si vous dégustez un vieux vin, l’aérer risque de lui faire plus de mal que de bien. Raison pour laquelle vous n’aurez pas besoin non plus de le carafer. Enfin, quand vous serez fier d’avoir appris cette technique, n’en abusez pas non plus, vous seriez vite repéré !

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