L’AOC Médoc et les AOC du Médoc

Le Médoc géographique ne doit pas être confondu avec l’appellation d’origine contrôlée Médoc, et inversement. Le Médoc géographique est plus vaste, longeant l’estuaire de la Gironde entre Bordeaux et la pointe océanique du Verdon. L’AOC Médoc n’est qu’une des huit appellations du Médoc géographique, la plus septentrionale.

Les huit appellations du Médoc, outre l’AOC Médoc, sont les AOC Pauillac, Saint-Julien, Margaux, Saint-Estèphe, Moulis, Listrac-Médoc, et Haut-Médoc. Cette région est la plus prestigieuse du Bordelais, ayant acquis sa notoriété ou l’ayant vu couronnée par le classement de 1855 (qui, hors Médoc, consacre seulement un Pessac-Léognan, le Château Haut-Brion). Notons quand même que les crus du Libournais n’avaient pas été inclus dans la sélection de l’époque et que leur absence est donc fort logique. De fait, la compétence géographique de la Chambre de commerce de Bordeaux n’allait pas au-delà de la Dordogne…

Toujours est-il que des trois types d’appellation qu’on distingue de manière décroissante selon la qualité, communale, semi-régionale et régionale, la première est particulièrement bien représentée dans le Médoc. Alors que l’AOC du même nom est donc régionale, que Haut-Médoc et de la même manière Listrac-Médoc sont semi-régionales, les autres sont communales : Pauillac, Margaux, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Moulis. Les quatre premières sont les plus prestigieuses, accueillant une armada de crus classés. Le Haut-Médoc, ceci dit, en accueille autant que Saint-Estèphe, soit cinq. Les débats ont lieu sur la pertinence du classement de 1855, jamais revisité (seul Mouton est passé de Second à Premier mais aucun cru n’en est sorti ou n’y a fait son apparition depuis).

Des indices permettent quand même d’avoir une idée du niveau du vin d’une propriété : chaque AOC a son cahier des charges, avec des conditions plus drastiques dans les appellations communales. Par exemple, l’AOC Médoc exige un minimum de 5.000 pieds par hectare quand la densité de plantation exigée pour l’AOC Haut-Médoc est de 6.500 pieds. Dans les six autres appellations médocaines, le minimum est de 7.000 pieds. Et dans les faits, les crus bourgeois correspondent régulièrement à une densité de 8.000 pieds, et les classés à 9 ou 10.000 pieds. Les rendements sont inversement proportionnels, ils ont tendance à baisser…

Beaucoup de choses seraient à ajouter. Terminons juste avec l’encépagement en précisant que le Cabernet-Sauvignon, principal cépage médocain, a fait pour beaucoup dans la réputation de ses grands vins en leur apportant puissance et grand potentiel de garde. Chaque cépage apporte notamment une palette aromatique particulière. Alors que le Merlot est majoritaire dans le Bordelais, c’est bien le Cabernet Sauvignon qui domine dans le Médoc où l’assemblage de ces deux cépages permet d’équilibrer le vin grâce à leurs caractéristiques respectives. Le Cabernet Franc se plait davantage sur la rive droite mais il entre parfois dans l’assemblage, de même que le rare Petit-Verdot  (à hauteur de 5 à 10%) pour conférer un supplément de complexité aux vins.


Pour en savoir plus sur les cépages rouges bordelais,
cliquez sur ce lien (ouverture dans un nouvel onglet).

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