Pourquoi Château Latour a quitté le système des primeurs ?

Grand Vin de Latour, le premier vin de Château Latour, Premier Grand Cru Classé en 1855, ne passera plus par l’intermédiaire des négociants mais s’occupera directement de la commercialisation de son vin… Du moins, en ce qui concerne les primeurs.

Pour rappel, les primeurs consistent pour les propriétés les plus prestigieuses du Bordelais à présenter leurs vins aux professionnels de la filière quelques mois après les vendanges et donc en cours d’élevage, deux ans avant l’heure pour les crus classés. Occasion pour ces professionnels de goûter les vins, certes encore raides car dans leur prime jeunesse, mais qui permet déjà d’avoir une idée précise sur leur qualité. Plus précisément, cela permet aux négociants d’en faire l’acquisition immédiate à un prix inférieur à celui qui aurait été le sien, et qui sera le sien, au moment de sa livraison – nous l’avons dit, deux ans plus tard. Dans ce système, l’acheteur doit donc patienter, mais vu l’évolution constante à la hausse des prix des grands vins, l’investissement vaut la peine. Pour la propriété, alors que le vin n’est pas fini, de substantielles rentrées d’argent immédiates permettent de poursuivre les investissements incontournables et inhérents à l’exploitation.

Mais alors, pour Château Latour, quel intérêt présente ce surprenant virage ?

Trois arguments sont avancés par Frédéric Engerrer, l’intendant, le directeur de Latour :
- actuellement le vin est bu trop jeune, Latour est un vin de grande garde et n’est donc pas apprécié à sa juste mesure,
- pouvoir fournir des millésimes plus anciens, et appréciables au bon moment,
- assurer la traçabilité des bouteilles pour en maîtriser le suivi (notamment grâce au système prooftag).

Le premier point se défend. Même si des impératifs économiques amènent à fermer les yeux sur les associations douteuses du vin avec des boissons moins nobles, le viticulteur qu’il soit vigneron ou simplement propriétaire a toujours un pincement au cœur à l’idée qu’un néophyte noie son vin dans un vulgaire soda, fût-ce dans les boîtes de nuit branchées des mégalopoles chinoises. Les vins subissent souvent ce sort dans des destinations où leur consommation sert souvent à affirmer un statut : on m’avait rapporté une anecdote à ce sujet concernant le Château Crusquet Sabourin, le cru familial, ou encore Petrus, les plus grands n’étant apparemment pas davantage épargnés.
Le deuxième point, indissociable du premier, est cohérent.
Le troisième point est encore plus évident. Latour est sujet à de nombreuses contrefaçons de l’autre côté du globe, ce qui présente un manque à gagner considérable (en dizaines de millions d’euros).

Evidemment, ces bons sentiments ne doivent pas occulter un intérêt mercantile évident : au lieu de se vendre 200€ en primeur, Latour se vendra le quadruple. Les deux ans d’attente pour commercialiser le vin seront donc compensés rapidement. On pourrait aussi penser que, surtout, la propriété ne partagera pas les marges prolifiques qui pointent à l’horizon avec les intermédiaires, négociants. Mais si le négoce tourne le dos à Latour, il faudra bien trouver un réseau de distribution de remplacement, ce qui impliquerait certainement un coût important. Un coût sans doute dans les moyens de François Pinault, le propriétaire de Latour depuis 1993 (via sa société holding Artémis), mais dont l’entrepreneur avisé se passerait bien.

On entendra en outre cette remarque : entre les vins des financiers et les vins de viticulteurs restés dans la norme, du moins dans une certaine mesure, on se demande s’il s’agit encore du même monde et des mêmes produits. Evidemment non, mais si les plus grands vins de Bordeaux ne sont malheureusement plus accessibles aux locaux que nous sommes, Bordelais et Français en général, ils portent tout de même haut l’image de marque du savoir-faire français – surtout au moment où les investisseurs étrangers font largement main basse sur nos vignobles. Sur ce dernier point, certains y voient le signe d’une crise, quand d’autres y voient la preuve d’un attrait et d’un pouvoir de séduction restés intacts.

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Les Bordeaux rouge : la cotation des millésimes

Il y a des régions du monde, comme au Chili ou en Argentine, où la constance du climat entraine la constance des vins. D’une année sur l’autre, celui-ci est immuable. Standard, en somme. A Bordeaux ce n’est pas le cas. Sous une latitude tempérée comme la notre, les variations climatiques rendent chaque millésime unique.

Cela fait un moment qu’on me le demande, voici le baromètre des derniers millésimes bordelais, pour les vins rouges. Je consacrerai d’autres articles pour les blancs, puis pour d’autres régions françaises, mais concernant les Bordeaux rouge, il en fallait bien un et nous commencerons par celui-ci.

Quelques précisions tout de même : ces commentaires sont généraux et n’ont pas vocation à être science exacte. Sur un même millésime, une appellation ou une propriété peut par exemple mieux réussir son vin qu’une autre. Notamment en raison des cépages différents qui n’arrivent pas à maturité en même temps. De même, l’appréciation donnée devra être adaptée selon qu’on a affaire à un petit ou à un grand vin. Généralement, pour les apprécier pleinement, je dirais à titre personnel que les Bordeaux AOC sont à boire dans les 5 ans, les vins de qualité supérieure dans les 10 ans, les plus grands vins pouvant déjà être appréciés mais pouvant aussi attendre au-delà.

Vous noterez aussi qu’un millésime classique, voire plutôt réussi, pâtit généralement du succès du millésime précédent ou suivant. C’est le cas pour les 1999 et 2001, mais aussi pour les 2004 et 2006, ou encore pour 2008 (et 2011 ?), auxquels ont fait de l’ombre les fameux 2000, 2005, 2009 et 2010.

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2012 : à venir… Pour rappel les vendanges ont lieu à la fin de l’été et au début de l’automne. ;)

2011 : classique – structuré et élégant
Une année classique à Bordeaux, c’est une bonne année. Le viticulteur est content, le consommateur aussi !
Il est un peu tôt pour se prononcer car les vins sont en cours d’élevage et pas encore sur le marché. Mais dans l’ensemble le millésime parait réussi, comme l’atteste la dégustation des primeurs des Crus bourgeois du Médoc où j’ai pu goûter un certain nombre de vins. De même, chez Sabourin Frères à Blaye (Cars), j’ai pu goûter quelques cuves de très bon niveau.

2010 : top – riche et harmonieux
On pensait 2009 inégalable, 2010 est un millésime d’anthologie ! Il gagne en richesse là où 2009 impressionnait par sa puissance, tout en étant aussi concentré. Les grands vins étant toujours en cours d’élevage, il va falloir patienter encore quelques mois avant leur arrivée sur le marché.

2009 : top – riche et puissant
Des conditions climatiques optimales ont permis de signer un millésime dantesque. Concentration, puissance, combien de fois ai-je entendu que c’était, tout simplement, « du jamais vu ! », y compris dans les chais de Cars ? Encore très jeune pour être pleinement apprécié aujourd’hui, idéalement le 2009 mérite qu’on attende encore un peu.

2008 : classique – fruité et équilibré
Un été sec a conduit à de petits rendements. Dans ces conditions, la qualité en profite de manière inversement proportionnelle à la quantité. Nos palais ne s’en plaindront pas, d’autant que le vin est maintenant appréciable. Une aération en carafe est toujours préférable avec des vins jeunes, plutôt pendant 3 heures qu’une seule d’ailleurs.

2007 : inégal – fin et élégant
Un été pluvieux conduit forcément à une dilution en raison d’une alimentation supérieure en eau, moins de concentration. Le résultat produit des vins plus souples, plus fins, qui n’en sont pas moins élégants. Ils sont prêts à boire maintenant. Je dirais même qu’il faut les consommer, ce n’est pas ce qu’on appelle un millésime de garde. Alors autant se faire plaisir maintenant.

2006 : classique – équilibré et élégant
Un millésime dans l’ombre du géant 2005. Il ne faudrait pas croire qu’il s’agit d’une année moyenne, ce n’est pas le cas. Les vins ont une certaine densité, un bouquet complexe et d’autres qualités à faire valoir.

2005 : top – entre l’harmonie du 2010 et la puissance du 2009
On pensait qu’il s’agissait du millésime du siècle, qu’on ne ferait jamais mieux. Le fait qu’on ait au moins égalé ce résultat spectaculaire en si peu de temps coup sur coup en 2009 et 2010 s’explique d’une part en raison du réchauffement climatique (du moins, le climat change dans un sens favorable à la maturité du raisin), d’autre part grâce à la constance des progrès de l’œnologie. Avec une richesse comparable à ses illustres successeurs, 2005 n’a rien à leur envier.

2004 : classique – équilibré et structuré
Comme le 2006, ce millésime a pâti du succès du 2005. Or de bonnes choses ont été faites cette année-là, il serait dommage de passer à côté.

2003 : très bon – concentré et rond
Souvenez-vous, c’est l’été de la canicule. Un millésime annonciateur des succès à venir, avec un bémol au niveau de l’acidité qui permet de conserver les vins, pas toujours présente. Certains, très bons jeunes, se sont fatigués plus vite ensuite et ont perdu de leur superbe. D’autres, nombreux, sont toujours magnifiques.

2002 : inégal – doux et équilibré
Un millésime évolué pour lequel je conseillerais, hormis sur les pointures, de ne pas trop attendre.

2001 : classique – équilibré et harmonieux
La majorité des vins ont atteint leur apogée. Même observation que pour 2002.

2000 : excellent – concentré et élégant
Une très belle réussite ! Certains diront qu’elle est marketing, la filière surfant sur l’effet 2000, néanmoins on ne peut contester qu’il s’agit bien d’une très belle année.

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Pour les millésimes plus anciens, hormis pour les grands châteaux, il est temps de boire ces vins. Je me contenterais par ailleurs de commentaires d’ordre plus général et moins subjectifs, ayant moins de recul (plus un millésime est ancien, plus il est rare et moins on a l’occasion de le goûter et donc de l’évaluer).

D’autant qu’on peut parler à plusieurs égards d’une époque révolue. Les raisins étaient globalement vendangés moins mûrs, ce qui ne pardonnait pas avec les pluies automnales. La concurrence, moins accrue, permettait encore au vigneron de produire un millésime en-deçà. Aujourd’hui, la crise de la filière viticole française ne tolère plus d’impair. Dans le Bordelais, au cours de la dernière décennie, le nombre de producteurs a diminué d’un quart en quelques années. Les plus petits en général. Ceux également qui n’ont pas su s’adapter. Produire le vin est un art, le vendre est un autre exercice très différent et pas moins difficile. Enfin, sont toujours là ceux qui ont investi dans un équipement moderne qui contribue aussi à assurer la qualité exigeante demandée par le marché actuel. Le vin, c’est plusieurs métiers. La production en est un, la vente aussi, la gestion aussi. La conséquence de cette évolution ? On consomme moins, mais mieux. Avec un petit décalage dans le temps, on pourrait aussi dire : on produit moins, mais mieux.

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1999 très bon
Assez ressemblant à 1998, il est en souvent sous-coté car précédent un millésime dont la publicité a été menée tambour battant par la filière. On ne change pas de millénaire tous les ans.

1998 très bon
Malgré un mois de septembre pluvieux, et en raison d’un été chaud et sec, il s’agit d’un millésime réussi.

1997 correct
Millésime réputé de garde limitée. A noter une saison exceptionnellement précoce : les vendanges ont commencé le 15 août, un cas unique au siècle dernier !

1996 bon
Voire très bon pour le Médoc, un peu moins pour la rive droite dont la vigne, sur un sol plus argileux, a moins apprécié une pluie estivale abondante.

1995 très bon
Avec des conditions météo très favorables, c’est le plus beau millésime depuis 1990 malgré une production importante.

1994 moyen
Encore de la pluie – les vignerons ne surveillent pas la météo pour rien ! – après un bel été… certains grands crus ont déclassé une partie de leur récolte pour avoir plus de concentration, c’est un signe qui ne trompe pas.

1993 correct
Un climat semblable à 1992 où il y a eu beaucoup d’eau après un été chaud et sec. Mais tout de même mieux réussi.

1992 moyen
Inégalement réussi dans le Bordelais, avec une quantité importante et des pluies violentes après l’été…

1991 flop
Des gelées terribles au printemps, un bel été et… beaucoup de pluie en septembre ! De nombreux domaines ont déclassé partie ou tout de leur récolte. Ainsi, Petrus n’existe pas en 1991.

1990 top
Année très chaude, superbe concentration.

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Pour les années 80, je ferais la même observation que  pour les millésimes 1990, avec un constat plus marqué encore : hormis pour les grands châteaux, il est en général grand temps de boire ces vins s’il n’est pas trop tard. Je dis bien « en général » car deux de mes plus beaux souvenirs sont des 1990 dégustés en… 2011. Et malgré plus de 20 ans d’âge, ils étaient d’une fraîcheur incroyable !

Le cycle de vie du vin est le suivant : difficile à boire quand il est trop jeune, parfait à son apogée (en moyenne au bout de 5 ans), le vin décline ensuite lentement, perdant son corps et sa rondeur. Il se décharne. Ses arômes fruités sont remplacés par des notes animales (gibier, cuir, fourrure…). Personnellement j’apprécie moins les secondes, mais il parait que cela change avec les années (les nôtres ! – il n’y a pas que le vin qui évolue, notre palais aussi).

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1989 excellent
1988 très bon
1987 correct
1986 très bon
1985 très bon
1984 petit
1983 bon
1982 très bon
1981 bon
1980 médiocre

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Evidemment, si vous retrouvez une vieille bouteille dans votre cave, si c’est un grand cru elle sera certainement encore à son avantage. Le temps patine les vins comme le cuir. Ainsi comme un cuir porté, les vieux vins ont leurs amateurs. Les arômes fruités ont laissé la place à des arômes témoins de l’évolution du vin. Le bois, toujours présent, n’est plus accompagné par la fraise, la framboise ou la mûre, mais par des notes animales. Mais ces observations doivent tenir compte de l’excellent potentiel de garde de certains vins, grands crus en tête, classés très souvent. Ceux-ci vieillissent beaucoup plus lentement et là on un bon vin classique paraitra fatigué, un classé pourra paraitre très fringuant. Il sera vieux aussi, mais plus tard.

Donc, surtout, ne mettez pas votre vieux vin à l’évier ! Il n’y a pas de date de péremption, un vieux vin s’apprécie également et, dans le pire des cas, un vin passé reste sain. Vous ne vous empoisonnerez pas avec. Cependant ne vous forcez pas pour autant si vous n’êtes pas convaincu. Et puis, comme on a parfois de mauvaises surprises, on en a parfois de bonnes et certains vins peuvent mieux se conserver qu’on n’aurait pu le penser. Un seul moyen de le savoir… Avec un dernier conseil : un excès d’oxygène peut précipiter le vieillissement du vin, donc si on conseille généralement de carafer les vins jeunes pour les aérer afin qu’ils s’ouvrent et divulguent leurs arômes, cela peut s’avérer risqué avec les vieux vins.

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Portes ouvertes à Saint-Emilion : du samedi 28 avril au mardi 1er mai 2012

Du samedi 28 avril au mardi 1er mai 2012, a lieu l’évènement “Saint-Emilion Portes Ouvertes”.

A cette occasion, les appellations Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand Cru vous accueillent, mais aussi des appellations satellites : Lussac Saint-Emilion et Puisseguin Saint-Emilion. Autrefois elles faisaient (avec Saint-Georges et Montagne) partie intégrante de l’aire de production de Saint-Emilion, la jurade ayant décidé d’en restreindre la surface pour une meilleure lisibilité, permettant de manière compensatoire à ces appellations dites depuis satellites de conserver le nom de Saint-Emilion comme préfixe.

De nombreuses activités sont prévues, dont 2 plus particulièrement à retenir. En effet, des dégustations de Grands Crus Classés de Saint-Emilion animées par un oenologue auront lieu à la Maison du Vin de Saint-Emilion. Des circuits en bus seront également proposés aux visiteurs les dimanche 29 et lundi 30 avril : ces navettes gratuites permettront de relier l’ensemble des châteaux ouverts à cette occasion.

Plus d’informations : http://www.saint-emilion-tourisme.com/fr/agenda.html?id=66&m=4 (cliquer sur le lien ouvre un nouvel onglet).

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Les primeurs de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc

Ces derniers jours avaient lieu les primeurs et j’ai pu profiter de l’occasion pour me rendre au Château d’Arsac, à… Arsac, sur l’appellation Margaux, pour la dégustation des primeurs de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc.

Petite parenthèse pour définir un peu de quoi il s’agit. Les primeurs ont pour objectif de présenter les vins avant la fin de leur élevage, l’acheteur intéressant pouvant en faire l’acquisition, le vin lui étant livré une fois l’élevage terminé. Cette pratique typiquement bordelaise établie depuis deux siècles concerne généralement les grands crus, mais aussi les crus bourgeois. Pour les premiers, l’élevage plus long implique de la part de l’amateur d’avoir de la patience puisqu’il lui faudra attendre deux ans pour un vin qui, au moment de la livraison, sera encore bien jeune pour être apprécié immédiatement. Le phénomène a gagné vraisemblablement quelques crus de Bourgogne et des Côtes du Rhône, sans doute parce qu’il est avantageux pour les deux parties : le producteur a une avance de trésorerie immédiate et le client paie un prix en-deçà de celui qu’il faudra verser une fois le vin fini. Certaines entreprises ont d’ailleurs fait des primeurs leur fonds de commerce… Pour les achats sur la toile, je vous renverrai quand même vers cet article d’un confrère blogueur avocat à propos des risques éventuels : http://www.gregoryvavasseur.com/blog/2012/01/02/LA-VENTE-DE-VIN-EN-PRIMEUR-ET-SES-PIEGES.aspx. Fin de la parenthèse.

La dégustation mettait donc en scène plus de 150 crus, d’après mon estimation, mais moins que la totalité des crus bourgeois puisque quelques uns manquaient à l’appel, tel Phélan Ségur (Saint-Estèphe). Dans les chais du Château d’Arsac, trois groupes de vins étaient présentés sur des tablées afin de distinguer les AOC Médoc et Haut-Médoc, ainsi que les appellations communales – les crus bourgeois des AOC Listrac, Moulis, Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien et Margaux étant donc réunis sur la même tablée, car moins nombreux du fait de la taille plus réduite de ces appellations et de la présence de nombreux crus classés.

De fait, ayant goûté un bon tiers des vins présents, j’ai constaté une grande homogénéité des échantillons. Dans le sillage des crus classés, ces vins ont dans l’ensemble une belle structure. Quelques uns étaient peut-être en-dessous de la moyenne, quelques autres au-dessus.

A titre personnel, la première surprise est venue du Château Maurac, un Haut-Médoc : sa charpente le démarquait des autres vins goûtés jusqu’ici. Ensuite, mais pour le connaitre, le Château Belle-Vue (Haut-Médoc) m’a également semblé plus proche d’un classé que d’un bourgeois. Sur le stand des appellations communales, peu de vins m’ont paru au-dessus de ceux-ci. Evidemment d’autres vins se sont montrés à leur avantage, tels les Château Larose-Trintaudon (Haut-Médoc) ou Rolland de By (Médoc). Et, inversement, certains ont déçu, soit par un défaut de structure soit par un boisé trop présent. Certes les primeurs présentent des vins très jeunes donc il est normal que le boisé soit présent, mais mes observations tiennent compte de conditions équivalentes.

A noter que quelques crus étaient tout de même, à l’instar du Château d’Arsac ou du Château Monbrison (Margaux), préparés pour l’occasion, c’est-à-dire en vue de donner un meilleur aperçu du produit fini (les vins en primeurs sont toujours en cours d’élevage à l’heure actuelle). Cela les rend plus agréables car privés de l’amertume de leur jeunesse. A ce titre, le Château d’Agassac (Haut-Médoc) est un cas curieux. Il y a de la matière mais la présence du bois masque l’ensemble de manière dommageable. Racheté il y a un certain temps et entièrement replanté, peut-être vise-t-on à masquer les éventuelles carences de vignes encore jeunes par le bois. C’est regrettable. Le fruité provenant du raisin ne doit pas être dominé par le boisé issu de l’élevage en barrique…

Il n’est pas évident de goûter des dizaines de vins en si peu de temps – précision faite qu’utiliser les crachoirs est une obligation – mais les Châteaux Patache d’Aux et d’Escurac dont j’avais entendu le plus grand bien m’ont également paru à leur avantage.

Un dernier mot sur la qualité du millésime dont on dit que c’est un classique bordelais. Comprenez par là qu’il s’agit d’une bonne année qui, sans être exceptionnelle, est à l’image des millésimes 2006 ou 2008.

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La 18ème édition du Printemps des Vins de Blaye

Ah, c’est chez moi, ça ! Vous voyez l’église sur l’en-tête ? C’est celle de Cars, à 3 kilomètres de Blaye. N’hésitez donc pas à laissez vos questions ou commentaires sous l’article, je vous répondrai avec plaisir dans les délais les plus brefs !

Ce salon aura lieu les samedi 14 et dimanche 15 avril 2012, de 10h à 20h.

Plus de 10.000 visiteurs sont attendus dans la Citadelle de Blaye. Ce superbe site médiéval classé à l’UNESCO renferme derrière ses hautes murailles (10 mètres !), pour l’occasion, 4 salles de dégustation. Evidemment la citadelle de Vauban n’est pas un monument médiéval à proprement parler mais le site qu’elle occupe accueillait déjà un fort romain il y a 2.000 ans. Une villa gallo-romaine est progressivement reconstituée dans le pittoresque village voisin de Plassac et atteste également d’une présence romaine au début de notre ère.

A ce titre, petite digression de rigueur, la vigne est cultivée à Blaye depuis plus longtemps que dans le Médoc, auquel elle fait face, longtemps marécageux et qui accueille ses tout premiers vignobles seulement à la fin du XVIe siècle. Mais comme voisin direct de Bordeaux, celui-ci connaitra un développement plus rapide, une fois asséché, quand la science commencera à permettre l’élevage de grands vins – les progrès de la chimie (Pasteur notamment a largement contribué) sont très récents et ce n’est qu’au cours du XVIIIe siècle que certaines propriétés commencent à se démarquer grâce aux soins investis par les familles de négociants bordelaises.

Revenons à Blaye, où le château des Rudel est construit dès le 11e siècle (les tours ont été détruites par le Duc d’Aquitaine mais il reste les murs), raison pour laquelle j’évoquais un site médiéval, la vieille ville intramuros comptant en outre de nombreux pavés, des portes cloutées, et autres curiosités d’une époque révolue. La citadelle est un endroit parfait pour se promener, donc faites d’une pierre deux coups en allant goûter les meilleurs vins de 80 vignerons des AOC Blaye et Blaye – Côtes de Bordeaux.

Précisions complémentaires

Il y a 3 AOC : alors, vin rouge ou vin blanc ?

VIN BLANC
¤ Côtes de Blaye

VIN ROUGE
¤ Blaye – Côtes de Bordeaux : anciennement Premières Côtes de Blaye, l’AOC s’est alliée aux Côtes de Francs, Côtes de Castillon et Premières Côtes de Bordeaux pour créer les Côtes de Bordeaux, le nom de la capitale girondine étant gage de meilleure visibilité à l’export ; Côtes de Bordeaux est l’appellation générique, si le nom Blaye, Francs, Castillon ou Cadillac figure devant, le vin est de meilleure qualité ; c’est un peu la même logique qu’avec les AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur)

¤ Blaye = les vins estampillés Blaye AOC sont produits en petite quantité avec des rendements plus faibles, ce sont un peu des vins de garage et honnêtement… vous devez en goûter au moins un ou deux ! Cela donne une idée du potentiel du terroir blayais.

Néanmoins d’autres vins valent aussi le détour parmi l’AOC Blaye – Côtes de Bordeaux. J’aurais volontiers parlé des Crus Bourgeois de Blaye, soit une douzaine de producteurs (bien d’autres mériteraient d’en faire partie) mais la mention ne peut plus actuellement être utilisée dans cette appellation, ce qui est scandaleux. Pour en savoir plus, je vous renvoie à un article rédigé en début d’année (cliquer sur le lien ouvre un nouvel onglet) :

http://alexissabourin.wordpress.com/2012/01/12/pourquoi-la-situation-juridique-des-crus-bourgeois-de-blaye-nest-pas-encore-regularisee/

Pour le reste, les vins de Blaye sont typique de la rive droite, avec une grande part de Merlot. Les vins sont donc généralement ronds, souples et fruités. Mais on y trouve évidemment du Cabernet Sauvignon et du Cabernet Franc, ainsi que du Malbec. Ce cépage qui a conquis le Nouveau Monde connait un regain de forme logique et bienvenu chez nous : il apporte de la couleur, du corps, et des arômes de fruits rouges et de violette qui se marient bien avec les autres cépages bordelais.

Un dernier mot pour finir : comme la plupart des appellations bordelaises dépourvues de crus classés, le Blayais n’a pas vu ses prix s’envoler. Vous aurez donc l’occasion de trouver au Printemps des Vins de Blaye des vignerons authentiques proposant de bons vins avec un rapport qualité-prix fort intéressant !
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Le lien du site du Printemps des Vins de Blaye : http://printemps-des-vins.com/
Vous y trouverez quelques informations complémentaires, notamment sur la Soirée des Vignerons.

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Baron d’Albret 2005 à 5€

Une fois n’est pas coutume, ceci est la seconde publication le même jour. Mais à moins de 5€ (4,41 exactement), cela vaut le coup. Il s’agit d’une promo de 50%.

Où ?
C’est chez CDiscount au Bouscat pour les Bordelais. Sinon il est également disponible sur internet, mais certainement aussi dans les autres magasins du célèbre distributeur.

Quoi ?
Baron d’Albret, un vin rouge de l’AOC Buzet, est un vin chaleureux (comprenez généreusement doté en alcool, 14° pour le 2005) comme on en voit de plus en plus (réchauffement climatique oblige), qui se caractérise par un élevage en barriques neuves et donc des notes boisées dominantes, mais aussi de fruits mûrs, sur un corps souple. Inutile de vouloir le garder, même si le vin s’y prête : c’est le moment parfait pour le boire.

Comment ?
Un vin parfait sur du gibier, mais également pour accompagner la plupart des viandes, rouges ou volailles, notamment grillées et servies avec champignons, ainsi que sur les fromages à pâte molle.

Un petit lien pour la route :

http://www.vignerons-buzet.fr/pages/vin-baron_d_albret-39.html

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Médoc : Le printemps des châteaux les 31 mars et 1er avril 2012

Samedi 31 mars et dimanche 1er avril 2012, les châteaux des 8 AOC du Médoc ouvrent leur portes.

Quelques précisions :

Les 8 AOC du Médoc : Médoc, Haut-Médoc, Listrac, Moulis, Margaux, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Pauillac.

Dans l’AOC Médoc, n’hésitez pas à les goûter si l’occasion s’offre à vous : Château Patache d’Aux (prononcer “d’eau”), Château d’Escurac, Château de By, Château Greysac, Château Bellevue, Château Haut-Barrail, Château Loudenne, Château Le Bourdieu, Château Haut-Condissas (surtout pour sa cuvée “Prestige”), Château Pierre de Montignac, Château Potensac… mais pas uniquement, dont les prix sont relativement accessibles.

Erratum & Mea culpa : l’info initialement délivrée était erronée, veuillez m’en excuser. L’AOC Médoc vous accueillera, de même que les autres AOC du Médoc.

Pour quelques sympathiques infos complémentaires, je vous renvoie vers ce site : http://www.lejournalduvin.com/2012/03/le-printemps-des-chateaux/

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Le palmarès des Oscars 2012… des Bordeaux 2010 !

Ce titre n’est pas aussi racoleur que vous pourriez le croire, sinon il aurait été publié lors du sacre de Jean Dujardin à Hollywood ! En effet, j’ai volontairement décalé l’info afin de minimiser les visites en décalage avec l’objet principal de ce site : le vin. Ainsi, la barre des 1.000 pages visitées qui a été franchie le weekend dernier l’a été uniquement grâce aux visiteurs réguliers ou non du blog, mais dont le vin est bien un élément d’intérêt. Je tenais à les en remercier, à vous remercier.

Voilà pour la séquence émotions, passons au vif du sujet : le palmarès dont il est question est un concours réservé aux vins rouges de l’AOC Bordeaux pour le seul millésime 2010 (le dernier commercialisé) et dont les propriétés se comptent par centaines. Les lauréats ont donc un mérite certain, même si la compétition mettait aux prises seulement trente vins de propriétaires de l’appellation ou vins de marque des maisons de négoce, tout de même choisis pour leur rapport qualité-prix remarquable (de 4,50 à 6,50€). Le jury était composé de 60 dégustateurs, essentiellement des journalistes, blogueurs et acheteurs.

La dégustation – à l’aveugle évidemment – des Oscars des Bordeaux 2012 se tenait le 9 février à la Bastille et a consacré les vins suivants :

Château de Cappes – 5 € (j’ai eu l’occasion de le goûter : si ma mémoire est bonne c’est un vin ample et chaleureux, avec des arômes de fruits rouges… généreux, oui, c’était vraiment pas mal du tout !)
chateaudecappes@laposte.net
Château Grand Jean – 5 €
www.vignobles-dulon.com
Château Haut Mondain – 4,95 €
h-d-p@wanadoo.fr
Château Lamothe-Vincent « Intense » – 6,50 €
www.lamothe-vincent.com
Château (Merlot) Sainte Barbe – 5,50 €
www.chateausaintebarbe.com
Delor Réserve* – 4,50 € (uniquement en GD)
www.cvbg.com

Pour voir les bouteilles en grand, cliquez dessus ou faites un clic droit puis “Ouvrir le lien dans un nouvel onglet”.

 

 

 

 

 

 

Notez que, visiblement, le premier a une capsule et que seul le dernier primé est un vin de marque issu du négoce.

 

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Où trouver ces vins :
- A Planète Bordeaux, dans la cave des 1001 châteaux : un site oenotouristique dédié aux AOC
Bordeaux et Bordeaux Supérieur, à seulement 15 minutes de Bordeaux.
www.planete-bordeaux.fr
- Sur internet, www.1001-chateaux.com : la  cave en ligne pour se procurer un vin de Bordeaux en quelques clics.
- Ainsi que chez votre caviste préféré !

Lien vers l’article source : http://www.apero-bordeaux.fr/2012/02/palmares-2012-des-oscars-des-bordeaux-rouge-millesime-2010/ (la photo y sera certainement de meilleure qualité)

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Le salon des vignerons indépendants du 9 au 11 mars à Bordeaux

Le 13e Salon des Vins des Vignerons Indépendants de Bordeaux se tiendra dès demain jusqu’à la fin de la semaine.

Du vendredi 9 au dimanche 11 mars, 260 vignerons indépendants seront présents au Lac pour vous faire goûter des vins de toutes les régions viticoles françaises. Authenticité, rencontres et découvertes au programme !

Détails :

HALL 1 – PARC DES EXPOSITIONS
BORDEAUX LAC – 33000 BORDEAUX

Du 9 au 11 mars 2012
9-10 mars : 10h-20h
11 mars : 10-18h

Fermeture des portes aux visiteurs 1/2 heure avant fermeture du salon.

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Le Grand Classement des Vins de Bordeaux de Rémy Poussart, Millésime 2007

L’objet du présent article (et de la liste plutôt exhaustive qui suit) a pour but de compléter la rubrique sur les meilleurs rapports qualité-prix… à ceci près que n’ayant pas forcément goûté les vins suivants, je préfère leur dédier un article à part dans la catégorie Dégustation.

En écrivant le mois dernier à propos du classement de 1855, je suggérais que certains crus estimés ne l’étaient certainement plus à leur juste valeur. Entretemps, dans une fameuse librairie bordelaise, je suis tombé sur le classement de Rémy Poussart (Le Grand Classement des Vins de Bordeaux Millésime 2007). Le Président du Grand Jury International des Vins(*), une association de dégustateurs dont le site internet contient près de 7.000 résultats de dégustations à l’aveugle, a en effet publié en octobre dernier son propre classement des vins de Bordeaux. Quelques omissions sont à relever (ex. Reignac) mais il semble bien que l’essentiel de nos crus classés y figure (Médoc, Saint-Emilion, Pessac-Léognan) parmi près de 600 vins. Et on peut dire que le GJIV est allé bien plus loin que ce que j’écrivais en février, dans la mesure où de nombreux vins à moins de 20, 15 ou même 10 euros sont souvent mieux notés que d’autres beaucoup plus réputés et, surtout, beaucoup plus chers. Evidemment, la qualité des vins de Bordeaux ne s’arrête pas aux crus classés, et c’est l’idée sous-jacente d’un tel classement – mélangeant peut-être pour la première fois toutes les appellations du Bordelais. Mais le résultat est édifiant, jugez par vous-mêmes : certains vins à 10€ (voire moins) côtoient des vins deux fois plus chers, parfois dix fois plus chers, cette différence ayant de quoi surprendre. J’ai décidé d’inclure les vins dont le prix ne dépassait pas 20 euros. Au-delà on peut estimer subjectivement qu’une bouteille n’est plus très abordable (et surtout la liste aurait été encore plus longue). Donc voici les vins à 20€ et moins, et notés 14/20 a minima :

17,1 Ch. Patache d’Aux, Médoc, 16€
17,0 Ch. La Perrière, Lussac St-Emilion, 8€
17,0 Ch. D’Escurac, Médoc, 17€
16,6 Ch. Citran, Haut-Médoc, 15€
16,6 Vieux Ch. Palon, Montagne St-Emilion, 18€
16,6 Haut-Faugères, St-Emilion Grand Cru, 15€
16,5 Ch Arnauton, Fronsac, 12€
16,5 Ch Peyrabon, Haut-Médoc, 11€
16,3 Ch Tour de Grenet, Lussac St-Emilion, 9€
16,3 Ch Maison Neuve “Fûts de Chêne”, Blaye, 11€
16,3 Ch Clarke, Listrac-Médoc, 20€
16,2 Ch Larose Perganson, Haut-Médoc, 11€
16,2 Ch Petit Bocq, Saint-Estèphe, 19€
16,2 Ch Saransot Dupré, Listrac-Médoc, 13€
16,1 Ch Verdignan, Haut-Médoc, 15€
16,1Ch de Navarro “Collection d’Agates”, Graves, 11€
16,1 Ch Ségur, Haut-Médoc, 9€
16,0 L’Attribut des Tourtes, Blaye, 11€
16,0 Ch Lilian Ladouys, Saint-Estèphe, 13€
Tous ces vins ont donc eu minimum 16 sur 20. Une cote sur 5.000 points que je n’ai pas pris la peine de rapporter ici (estimant la notation scolaire suffisante et facile à lire) permet de départager les égalités.

Voici les vins entre 15 et 16 :

15.9 Ch Côte de Baleau, St-Emilion Grand Cru, 20€
15.9 Ch Carteau “Côtes Daugay”, St-Emilion Grand Cru, 14€
15.9 Ch de By, Médoc, 7€
15.9 Ch de Montebériot “La Part des Fées”, Bourg, 11€
15.9 Ch La Raz Caman, Blaye, 8€
15.7 Ch Le Sartre, Pessac-Léognan, 15€
15.7 Ch Caronne Ste Gemme, Haut-Médoc, 11€
15.7 Ch Pessan, Graves, 14€
15.7 Ch Gazin Rocquencourt, Pessac-Léognan, 19€
15.6 Les Abeilles, St-Emilion Grand Cru, 19€
15.6 Ch Haut-Roc, Bordeaux, 5€
15.6 Ch Trimoulet, St-Emilion Grand Cru, 19€
15.6 Ch Timberlay “Cuvée Marie-Paule”, Bordeaux Supérieur, 10€
15.6 Ch Lestage Darquier, Moulis, 10€
15.6 Ch de Francs “Les Cerisiers”, Côtes de Francs, 10€
15.5 Ch Soudars, Haut-Médoc, 15€
15.5 Ch Haut-Sarpe, St-Emilion GC, 17€
15.5 Ch Pontet-Fumet, St-Emilion GC, 15€
15.4 Ch Cornélie, Haut-Médoc, 13€
15.4 Ch Sainte-Barbe, Bordeaux Supérieur, 9€
15.4 Ch Belle-Vue, Haut-Médoc, 14€
15.4 Ch du Tourte, Graves, 15€
15.4 Ch de Chantegrive, Graves, 15€
15.3 Ch La Vieille France, Graves, 11€
15.3 La Petite Chardonne, Bourg, 9€
15.3 3 de Valandraud, St-Emilion GC, 20€
15.2 L’Ancien, Lalande de Pomerol, 19€
15.2 Ch Beaumont, Haut-Médoc, 11€ (pour l’avoir goûté, oui !)
15.2 Ch Le Bernat, Puisseguin St-Emilion, 12€
15.2 Ch Dutruch Grand Poujeaux, Moulis, 16€
15.2 Ch Penin “Les Cailloux”, Bordeaux Supérieur, 13€
15.2 Ch Fougas “Maldoror”, Bourg, 15€
15.2 Ch La Commanderie, St-Emilion GC, 20€
15.1 Ch Campet, Premières Côtes de Bordeaux/Cadillac Côtes de Bx, 8€
15.1 Ch Grand Corbin, St-Emilion GC Classé, 19€
15.1 Ch Haut-L’Evêque, Pessac-Léognan, 8€
15.1 Ch Carignan “Prima”, Premières Côtes de Bordeaux/Cadillac Côtes de Bx, 20€
15 Ch Frédignac “Cuvée Prestige”, Blaye, 8€
15 Ch Tour de Pressac, St-Emilion GC, 19€
15 Ch Cissac, Haut-Médoc, 12€
15 Ch Biston-Brillette, Moulis, 14€

Ces vins ont donc eu entre 15 et 16. En fait c’est surtout impressionnant quand on voit aussi que ces vins sont notés aussi bien que la plupart des meilleurs crus classés. Les vins ayant eu entre 14,5 et 15 et à moins de 15€ (pour limiter la liste) :

14.9 Ch Greysac, Médoc, 15€
14.9 Ch Coufran, Haut-Médoc, 15€
14.9 Ch Bellevue, Médoc, 8€
14.9 Ch Cambon La Pelouse, Haut-Médoc, 15€
14.9 La Coulée de Bayon, Bourg, 10€
14.9 Ch Haut-Barrail, Médoc, 12€
14.8 Ch Carteau-Matras, St-Emilion, 10€
14.8 Ch Le Meynieu, Ht-Médoc, 10€
14.8 Vieux Ch Gaubert, Graves, 15€
14.8 Ch Madran “Cuvée Prestige”, Bx Supérieur, 7€
14.8 Ch Ferrande, Graves, 12€
14.8 Ch Grand Maison, Bourg, 13€
14.8 Ch La Croizille Baladeau, St-Emilion GC, 12€
14.7 Ch Bois Martin, Pessac-Léognan, 11€
14.7 Ch Hautes Graves du Rouy, St-Emilion, 7€
14.7 Ch du Grand Bos, Graves, 15€
14.7 Ch Balac, Haut-Médoc, 12€
14.7 Grand Listrac, Listrac-Médoc, 8€
14.7 Ch Magneau, Graves, 10€
14,6 Ch du Haut Maray, Graves, 12€
14,6 Ch Saint-Eugène, Pessac-Léognan, 10€
14,6 Ch Piganeau, St-Emilion, 13€
14,6 Ch Guibeau, Puisseguin St-Emilion, 9€
14,6 Ch Cap Léon Veyrin, Listrac, 11€
14,5 Ch d’Arcins, Haut-Médoc, 12€
14,5 Ch Anthonic, Moulis, 15€
14,5 Bad Boy, Bordeaux, 15€
14,5 Ch Montfollet “Le Valentin”, Blaye 9€ (pour l’avoir goûté, sa note me parait également méritée)
14,5 Ch Jeandeman “La Chêneraie”, Fronsac, 12€
14,5 Ch Junet, St-Emilion GC, 15€
14,5 Ch de Malleret, Haut-Médoc, 15€
14,5 Ch Le Bourdieu, Médoc, 9€
14,5 Ch Clare, Graves, 8€
14,5 Ch Liversan, Haut-Médoc, 15€
14,5 Ch Sainte-Barbe “Merlot”, Bordeaux, 6€

Enfin les vins entre 14 et 14,5/20 :

14.4 Domaine de Grandmaison, Pessac-L, 12€
14.4 Ch Goubeau “La Source”, Castillon, 10€
14.4 Ch de Rousselet, Bourg, 6€
14.4 Ch Pierre de Montignac, Médoc, 9€
14.4 Amethyste de Genibon, Bourg, 8€
14.4 Ch Lavillotte, St-Estèphe, 13€
14.4 Ch La Bergère, Montagne St-Emilion, 9€
14.4 Delphis de la Dauphine, Fronsac, 10€
14.4 L’Excuse du Ch Garonneau, Côtes de Francs, 9€
14.4 Ch de Villambis, Haut-Médoc, 9€
14.4 Ch Laborde “Mil Six Cent Vingt Huit”, Lalande de P, 14€
14.4 Ch Milon, SEGC, 13€
14.4 Ch Cap de Faugères, Castillon, 11€
14.4 Ch des Laurets, Puisseguin St-E, 12€
14.4 Ch L’Enclos “Triple A”, Sainte-Foy Bordeaux, 13€
14.4 Ch Crusquet Sabourin, Blaye, 8€ (évidemment, ça fait plaisir !)
14.3 Ch La Jorine, Lussac St-E, 8€
14.3 Ch des Tourtes “Cuvée Prestige”, Blaye, 8€
14.3 Ch du Val d’Or, SEGC, 15€
14.3 Ch de Castres, Graves, 14€
14.3 Clos Maucaillou, Bordeaux, 10€
14.3 Ch Puyfromage, Côtes de Francs, 9€
14.3 Clos des Templiers, Lalande de P, 12€
14.3 Domaine Florimond La Brède, Bordeaux (mais à Blaye ^^), 6€
14.3 Ch de Côme, St-Estèphe, 13€
14.3 Ch de Barbe Blanche, Lussac St-E, 12€
14.2 Ch Mayne-Lalande, Listrac, 15€
14.2 Ch Barrateau, Haut-Médoc, 10€
14.2 Ch Haute Terrasse, Castillon, 8€
14.2 Le Grand Vin du Ch Haut Beyzac, Haut-Médoc, 13€
(et là derrière, pour citer un exemple éloquent et donner un peu de sens aussi à cette liste, 291e, Ch Montrose, 2e cru classé, Saint-Estèphe… 70€ !)
14.2 Fort du Roy “Le Grand Art”, Haut-Médoc, 7€
(là, 293e Tertre Roteboeuf, un SEGC à 150€ !)
14.2 Ch Les Roches Gaby, Canon-Fronsac, 9€
14.2 Ch Moulin à Vent, Moulis, 12€
14.1 Ch Gressier Grand Poujeaux, Moulis, 12€
14.1 Ch Le Jurat, SEGC, 15€
14.1 Ch Malbec, Bordeaux, 7€
14.1 Ch La Vaisinerie, Puisseguin, 13€
14.1 Ch La Fontaine de Genin, Bordeaux, 5€
14.1 Ch Vieux Grand Faurie, SEGC, 14€
14.1 Ch Le Chêne, Haut-Médoc, 8€
14.1 Ch d’Eck, Pessac-L, 15€
14.1 Ch Treytins, Montagne St-E, 9€
14 Ch Frédignac, Blaye, 6€
14 Ch Tronquoy Lalande, St-Estèphe, 15€
14 Ch Reysson, Haut-Médoc, 15€
14 Ch Lafleur Beauséjour, Castillon, 5€
14 Ch Chêne Vieux “Cuvée Première”, Puisseguin St-E, 7€
(ici, 331e, La Conseillante, réputé être dans le top5 des Pomerol)
14 Ch Garraud, Lalande de P, 14€
14 Ch de la Cour, St-Emilion, 11€
14 Ch Haut-Macô “Cuvée Jean-Bernard”, Bourg, 8€
14 Ch Haut Segotte, SEGC, 15€
14 Ch Guadet, SEGC Classé, 15€

Légende des abréviations :
Ch pour Château
SE, St-E pour Saint-Emilion
SEGC pour Saint-Emilion Grand Cru
Pessac-L pour Pessac-Léognan
Lalande de P pour Lalande de Pomerol

Voilà pour les vins de moins de 15€ ayant eu plus de 14 avec ce jury ! Et derrière je vous épargne de nombreux Pauillac, Pomerol, crus classés, etc., à 20 ou 30€, parfois beaucoup plus. Ce classement est donc flatteur pour nombre d’appellations moins réputées (parfois à tort, du moins certains vins gagnent à être connus et l’idée de Rémy Poussart avec ce classement était de dénoncer ces écarts de réputation et donc de prix démesurés).

Une précision importante tout de même : ce classement n’a pas pour but d’établir une hiérarchie fixe mais plutôt pour le seul millésime 2007. Il ne faut donc pas se fier aveuglément à ces résultats, qui font davantage figure de gage de réussite dans le millésime 2007 que de classement à valeur immuable. En lisant les descriptions pour chaque vin (d’ailleurs, acheter cet ouvrage vaudrait le coup rien que pour ça !), le côté végétal, pas mûr, se paie cash et pénalise des vins plus denses et plus séveux. Apparemment certains grands crus ont mal négocié une fin d’été maussade, ce qui explique des résultats irréguliers parmi les grands vins… Il y a fort à parier que ce « guide » fasse l’objet d’une publication annuelle. Il est simple et une description (un condensé des appréciations du jury) accompagne l’évaluation de chaque vin. Souhaitons qu’il en intègre encore davantage dans ses futures éditions.

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(*) Pour info, voici ce qu’on peut lire concernant le GJIV sur

http://www.vinogusto.com/fr/adresse/90441/critique-grand-jury-international-des-vins :

« Plusieurs fois par semaines, le plus fiable jury de dégustation au monde se réunit pour une dégustation à l’aveugle de quatre séries de quatre vins. Le GJIV est composé de 232 membres de 19 nationalités différentes (cavistes, importateurs, courtiers, négociants, sommeliers, restaurateurs, grands amateurs…).

Le Grand Jury International des Vins s’est réuni 101 fois durant l’année 2009. Chaque vin a été testé en moyenne par 16 membres. Tous les vins sont dégustés à l’aveugle. Les commentaires et les cotes sont attribuées collégialement. Une cote sur 100 points est attribuée pour chaque vin. Contrairement aux concours, nous ne demandons aucune cotisation pour tester les vins, alcools, spiritueux… Notre ASBL (association sans but lucratif) les déguste uniquement par pur plaisir et sans aucune arrière-pensée mercantile ! Contrairement aux concours, nous n’attribuons pas de récompense ou médaille aux vins dégustés. »

Le site du Grand Jury International des Vins : www.gjiv.com

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